Un cycle électoral s'est conclu le 21 mars 2010, porteur de déceptions et d'occasions manquées pour la Majorité Présidentielle. Un nouveau cycle s'ouvre avec en perspective l'Election présidentielle et les Elections législatives au printemps 2012. Deux ans nous séparent de ces échéances pour partir à la reconquête des Français.
Quelques éléments de réflexion sur ces Régionales :
- point extrêmement positif pour nous, cette campagne a servi à notre Députée Anne GROMMERCH de gagner en notoriété, de s'imposer dans le débat politique, de porter un discours neuf sur des thématiques peu (les frontaliers par exemple) ou mal (les transports) défendues. La 9ème Circonscription est fière de l'engagement de sa Députée ;
- les scores dans notre Circonscription sont à cet égard encourageants et bien moins mauvais qu'ailleurs, puisqu'au 1er Tour, la 9ème a eu le meilleur score de la Moselle, et qu'au 2ème Tour, nous nous situons juste derrière la 4ème Circonscription (Sarrebourg). Je tiens donc à saluer toutes celles et tous ceux qui ont pu prêter un peu de leur temps pour aider la campagne, que ce soit en tractant, en assistant à des réunions ou en mobilisant tous leurs Amis ;
- allons plus loin dans l'analyse des résultats pour notre Circonscription : le FN monte (résultat en hausse de 3% par rapport à 2004), mais reste très loin du seuil de 12,5% des inscrits pour se maintenir au 2ème Tour d'une Législative (il lui manque 4.808 voix !), d'où le peu de risque d'une triangulaire avec lui. En revanche, l'abstention est la grande gagnante de cette élection avec 10.264 électeurs de plus qui ont boudé les urnes au 2ème Tour en comparant 2004 et 2010. A qui profite cette abstention ? Par rapport aux scores de 2004, le FN perd seulement 620 voix, la Gauche 3.633, tandis qu'il en manque 4.262 à l'appel pour la Droite. Ce sont donc nos électeurs qui se sont le plus souvent abstenus d'aller voter. C'est encore plus frappant en comparant les résultats de dimanche dernier avec ceux des Elections législatives de juin 2007 : la Gauche n'a ainsi perdu que 1.209 voix entre le 17 juin 2007 et le 21 mars 2010, alors que la Droite a subi un recul de 8.886 voix. On comprend dès lors le succès en total trompe-l'oeil de la Gauche, dans notre Circonscription comme ailleurs. Ce n'est pas une victoire de la Gauche, mais une victoire de l'abstention, et de l'abstention de Droite, dont les raisons sont à examiner attentivement ;
- au niveau national, on retrouve le même constat : une perte de 4.310.912 voix pour la Droite entre les deux 1ers Tours de 2004 et 2010, et un manque de seulement 463.728 voix pour la Gauche. La Gauche a donc maintenu globalement son électorat et su le mobiliser à aller voter en usant de ses techniques de propagande habituelles (anti-sarkozysme primaire, clientélisme électoral, esprit de cohabitation, programmes d'assistanat et d'accompagnement), tandis que la Droite a vu ses électeurs lui tourner le dos (et même le vote protestataire FN a perdu 1.340.299 voix) ;
- pourquoi cette abstention dans notre électorat ? Il serait trop facile de jeter la pierre à nos candidats, aux responsables politiques ou aux militants ! Prétendre que tel ou tel Chef de file ou cadre est responsable, comme on l'a peut-être fait avec Xavier DARCOS, est une manoeuvre pour s'exonérer d'examiner les vraies raisons, qui sont multiples et se combinent. Tentons d'en citer quelques-unes ;
- le contexte : non seulement les vacances ont handicapé le démarrage de la campagne et la réceptivité de nos électeurs, mais c'est plus encore la crise économique internationale la plus rude depuis 1929, aux conséquences sociales si dures, qui discrédite tous les dirigeants du monde, malgré les efforts et les moins mauvais résultats de notre Pays. Dans un tel contexte, et avec des élections de mi-mandat qui sont toujours perdues par les Majorités en place, les invariants de l'histoire électorale française ont évidemment été confirmés et l'échec était largement prévisible ;
- les facteurs de trouble au sein de notre électorat : pour faire simple et clair, "l'ouverture à gauche, c'est les courants d'air à droite" ! Nous le savons tous, nous avons fait remonter les messages d'alerte régulièrement, l'ouverture a fâché beaucoup de nos électeurs qui ne comprennent pas la stratégie, la cohérence, ni l'intérêt électoral. Alors, pour eux, comment dire "stop" ? En s'abstenant hélas. Les listes uniques et leur composition ont également été un facteur de trouble et c'est toute l'architecture de la Majorité Présidentielle qui est en redéfinition après l'essai de listes uniques qui poussent celles et ceux qui sont en désaccord à s'abstenir, alors que la diversité d'antan permettait de mieux coller aux aspirations de pluralité du 1er Tour, de peser le poids réel de chacun, la raison des alliances pour gagner l'emportant ensuite au 2ème (comme ce fut le cas aux Régionales de 1998 en Lorraine) ;
- le mille-feuilles français : pour la première fois, les Elections régionales avaient lieu sans être couplées à un autre scrutin. La méconnaissance de cette Collectivité de création récente, le flou sur son rôle et même ses Elus, n'ont bien sûr pas eu d'effet mobilisateur. La campagne a ainsi été largement centrée sur des débats nationaux de nature polémique, et non sur les sujets régionaux. Paradoxalement, le désaveu de la Région dans les urnes renforce la pertinence de la réforme des Départements et des Régions pour 2014 et devrait donner du poids à cette réforme importante ;
- une lecture brouillée de l'action du Président de la République et du Gouvernement : c'est peu de dire que parmi les 18.983.158 électeurs de Nicolas SARKOZY en 2007, beaucoup s'interrogent, car ils ont du mal à suivre le rythme des réformes, leur cohérence, leur efficacité. Il y a donc urgence à donner du sens à ce train de réformes courageuses et toujours retardées dont notre Pays a tant besoin. L'action a peut-être un prix, c'est certain, mais ne pas partager avec nos électeurs le bienfondé de ces réformes, c'est accroître leur désaffection. L'Université, la Justice, les régimes spéciaux, la taxation sur les héritages, le Grenelle de l'Environnement, le Plan de relance, le service minimum..., autant de réformes considérables qu'il convient de mettre en perspective, d'expliquer, de défendre dans l'opinion. Zapper d'un thème à un autre, ne pas donner les clefs pour comprendre, voilà qui affole l'opinion, vite manipulée par les médias et les forces de la contestation sociale permanente qui sont à Gauche. Le dossier des retraites est sans doute l'occasion idéale pour le Président de la République et le Gouvernement de reprendre la main en menant une réforme toujours différée, vers plus de justice sociale (disparités public-privé) et la pérennité du système. Cette réforme majeure bien menée et bien expliquée peut être la grande réussite de la deuxième partie du quinquennat ;
- sans entrer dans une analyse plus fouillée encore du scrutin de dimanche, il est clair qu'une frange traditionnelle de notre électorat a boudé les urnes : les seniors (le recul est très important par rapport aux Présidentielles de 2007), les agriculteurs, et même la classe moyenne (voir la défaite dans les Hauts-de-Seine). Une abstention qui n'est pas une abstention-sanction comme le voudrait la Gauche, une abstention qui n'est pas un "Stop aux réformes", mais un message de désaffection, de doute, sur une manière de gouverner, sur un agenda, sur un avenir. Souhaitons que le message soit bien entendu, que les correctifs soient apportés, pour que nous puissions entamer la reconquête de cette opinion sur le terrain ;
car il reste une question : la Gauche peut-elle se frotter les mains ? D'abord, relativisons les choses, il ne s'agit que d'une Election régionale. N'oublions pas, par exemple, qu'après les Régionales de 2004 remportées brillamment par la Gauche, la Droite a connu un succès colossal en 2007. La Gauche, dans toutes ses composantes (PS, Verts, PC, extrême gauche) a énormément de questions de personnes et de programmes à régler d'ici 2012. Elle a également bien du mal à retrouver du crédit auprès de son électorat traditionnel (ouvriers, sans emploi, petits employés...) et l'abstention plus forte dans tout l'arc Est du Pays et dans les quartiers les plus populaires le souligne. Surtout, l'alliance avec les Verts (anti-industrie et pro-immigration) risque d'être compliquée à faire passer auprès du "peuple de gauche" dans les ateliers et les usines.
En conclusion, je dirais qu'il faut une double lecture du scrutin des Régionales : oui, nous avons perdu, principalement pour des raisons grandement nationales de méthode, pour des erreurs de dialogue, mais la Gauche n'a pas gagné et encore moins regagné son coeur électoral. Pour remporter les échéances de 2012, afin que tout le travail accompli ne soit pas annulé, il faut donc souhaiter que la Droite retrouve au plus vite ses fondamentaux sans aucun tabou (sécurité, immigration, industrie et économie), que l'UMP tienne toute sa place, la conjoncture internationale peut nous être favorable dès 2011 et le Président de la République qui nous a menés à la victoire en 2007 garde tout son exceptionnel talent.
Quant à notre Circonscription, pour que notre Députée Anne GROMMERCH soit élue en 2012, il nous faut continuer à nous rassembler comme nous le faisons grâce à la dynamique impulsée, en retrouvant plus encore le dialogue avec nos électeurs, même si cela passe par des décisions nationales qui nous échappent, mais aussi par une action de terrain que nous poursuivons tous ensemble.
L'année commence mal à Thionville pour la culture. Les plus anciennes et les plus réputées des formations musicales de la Ville s'apprêtent à être victimes des choix arbitraires de la Municipalité.
En effet, la Musique Municipale des Sapeurs-Pompiers de Thionville devrait faire l'objet de restrictions drastiques de son budget avec diminution de l'effectif de 60 à 50, mise à la retraite d'office des musiciens à 65 ans, et moins de prestations ; tandis que le Grand Orchestre d'Harmonie est également sur la sellette avec un régime minceur du même ordre qui le priverait des ressources nécessaires à son recrutement et à son bon fonctionnement. Musique Municipale et Grand Orchestre sont pourtant des formations anciennes et réputées, reconnues pour la très grande qualité de leurs concerts et prestations, réunissant à chaque fois un public très nombreux, et notamment les Thionvillois fiers de ce patrimoine musical que bien des Villes nous envient.
Ces deux institutions culturelles majeures de Thionville vont malheureusement être victimes de choix politiques inexplicables de la part d'une Municipalité qui, par ailleurs, et contrairement à ce qu'elle tente de faire croire, trouve largement de quoi financer les projets culturels qui l'intéressent, comme le futur équipement destiné aux "musiques actuelles", dont on sait qu'il s'agit d'un lieu totalement élitiste, pourvu de matériels horriblement coûteux, ouvert à des "groupes" musicaux dits ultra-contemporains qui sont inconnus des Thionvillois et bien souvent pas de Thionville du tout, pour un public d'initiés.
Bref, Thionville se débarrasse de ses institutions culturelles les plus prestigieuses et les plus populaires au profit d'une culture élitiste coûteuse et confidentielle.
Il est temps de réagir ! Aussi, dans un premier temps, j'invite à signer et faire signer très largement la lettre de soutien au Grand Orchestre d'Harmonie de Thionville qui circule actuellement. http://www.myspace.com/gohthionville
J'espère ardemment que cette mobilisation de tous les Thionvillois permettra de sauver in extremis la Musique Municipale des Sapeurs-Pompiers et le Grand Orchestre d'Harmonie qui constituent une partie de la vie culturelle populaire de Thionville.
A vous et pour tous ceux qui vous sont chers, je présente mes voeux personnels de santé et de bonheur pour cette année nouvelle. Une année toute neuve encore que nous souhaitons porteuse de plus de nouvelles heureuses, d'accomplissements positifs, et qui soit riche en occasions de rencontres pour toujours plus partager et oeuvrer ensemble au service des valeurs qui nous animent
2010 porte peut-être encore plus d'espoirs après une année 2009 si difficile pour le monde entier, avec une crise économique qui affecte douloureusement notre Pays et tout spécialement notre Région qui, malheureusement, décroche dans tous les classements.
2010 doit ainsi être l'occasion du renouveau, synonyme sur le plan international du retour de la croissance et d'une autre manière de vivre ensemble, sans la finance casinotière, avec moins de risques issus d'Etats ou de groupes dangereux et plus de conscience du respect des hommes et de la nature, grâce en particulier à l'implication permanente de la France sur tous ces sujets sous la conduite du Président de la République Nicolas SARKOZY.
Un renouveau synonyme également du réveil de notre Lorraine, avec l'échéance des Régionales qui va nous mobiliser plus que jamais durant tout le premier trimestre autour Laurent HENART et de Anne GROMMERCH, afin que la Région joue enfin son rôle au service de l'économie, de l'emploi et de la formation. Nous Lorrains avons besoin d'une Région qui ne fuie pas les réformes et qui ne tourne pas le dos aux investissements d'avenir.
De Thionville à Sierck, en passant par Cattenom et Yutz, et bientôt Metzervisse, notre volonté de faire avancer la France et notre Région sera portée par la confiance et la fidélité que vous êtes si nombreux à me témoigner et dont je vous remercie encore en ce début d'année, car ils sont les ressorts de notre dynamisme.
Très belle et heureuse année 2010 à toutes et tous.
L'UMP - Majorité Présidentielle de la 9ème se réjouit qu'Anne GROMMERCH, notre Députée, soit désignée tête de file pour la Moselle à l'occasion des Régionales de mars 2010.
En effet, porteuse d'une vision renouvelée et pragmatique de notre avenir, elle détient une formidable capacité de fédérer toute la Majorité Présidentielle dans notre Département et ainsi réveiller la Lorraine avec notre Chef de file régional Laurent HENART.
Nous saluons tout particulièrement son courage et sa responsabilité, qui la conduisent à s'engager au service de l'avenir de notre Région. Déterminée, au fait des réalités très concrètes, spécialement concernant les dossiers frontaliers, elle saura animer une liste de profond renouvellement qui ira au devant des Lorraines et des Lorrains afin de leur présenter notre projet pour mettre un terme au décrochage de notre Région.
C'est à ses côtés, avec Laurent HENART, que nous combattrons pour remporter ces élections régionales !
Harold LABESSE Délégué UMP – Majorité Présidentielle de la 9ème Circonscription de la Moselle Conseiller National du Mouvement Populaire
Tout le monde aurait voulu être petite souris le 15 octobre 2009, quand le Président de la République Nicolas SARKOZY s'est invité en dernière minute à une réunion sur la situation de l'après-Gandrange, une semaine après son premier déplacement officiel en Moselle....
On en a tellement entendu sur les promesses non-tenues, le désengagement de l'Etat, l'oubli de la Moselle... Et là, c'est le grand retournement : l'Etat revient, l'Etat intervient, l'Etat soutient. Preuve de cette présence de l'Etat aux côtés de la Moselle, le Premier Ministre François FILLON était lui aussi à Thionville le 9 novembre 2009, occasion de réaffirmer toutes ces mesures.
300 millions d'Euros de commandes pour Corus, compensation des départs militaires, 100 emplois créés à Yutz, 81 millions d'Euros pour lancer le port de Thionville-Illange tant attendu et facteur de développement si le problème autoroutier de saturation de l'A31 est résolu.
On pourrait croire que tout le monde jouerait le jeu de cette relance de l'économie alors que la crise économique nous frappe. Pourtant, à Thionville, la Municipalité n'a déposé aucun dossier dans le cadre du Plan de relance (1.000 projets soutenus à hauteur de près de 20 milliards d'Euros). On attend que ça passe ?
Au-delà d'une communication renforcée et habile à masquer ce vide, Thionville est en mode 'veille'. Pour preuve, en séance de Conseil Municipal du 29 septembre dernier, l'Adjoint aux Finances a avoué un taux de réalisation de moins de 50%... Une ville qui n'investit pas, c'est une ville qui s'endort, qui ne construit pas son avenir, qui ne prépare pas ses équipements et ses services pour être prête le jour où la croissance sera de retour.
La campagne des Elections régionales des 14 et 21 mars 2010 qui va s'ouvrir sera pour nous l'occasion de revenir sur tous ces dossiers économiques essentiels.
Un samedi d'octobre, nous sommes un petit groupe du Souvenir Français de Thionville et Environs partis en reconnaissance pour l'organisation d'un futur voyage de mémoire pour des élèves dans le secteur des Eparges, dans la Meuse, à une petite heure de Thionville.
Ce voyage nous replonge dans les heures terribles de la Grande Guerre, à la veille des commémorations du 11 Novembre. Ici, sur les côtes de Meuse, la géographie, les paysages portent encore les traces de ces combats sanglants. Les Eparges, une crête qui surplombe toute la Woëvre, un secteur stratégique majeur que les armées allemandes et françaises vont se disputer intensément entre 1914 et 1915, puis plus sporadiquement jusqu'à la reprise par les amées américaines en 1918.
Marcher jusqu'au "point X" dont le contrôle a coûté la vie de dizaines de milliers d'hommes, c'est retrouver les tranchées sinueuses d'une guerre qui s'installait, qui s'enterrait, c'est découvrir les entonnoirs impressionnants créés de toute part par l'explosion des mines souterraines, c'est parcourir les cimetières tranquilles où les combattants héroïques reposent enfin en paix.
Comment l'émotion ne peut-elle nous étreindre en nous recueillant devant toutes ces tombes ? Comme celle du romancier Alain-FOURNIER tombé le 22 septembre 1914 à 27 ans. Comment l'admiration ne peut-elle nous submerger devant le courage surhumain de ces soldats sacrifiés pour survivre dans cet enfer de feu et de sang ? La lecture des pages de Maurice GENEVOIX, côté français, et d'Ernst JUNGER, côté allemand, qui ont tous deux survécu à ces combats, nous restitue ces atrocités de la guerre.
Emotion, admiration, mais aussi reconnaissance évidemment, pour ne jamais oublier le courage inouï et le message grave de ces Poilus. Savoir d'où nous vient cette paix et cette liberté pour lesquelles nos ancêtres se sont battus et qu'ils nous demandent de continuer à défendre après eux, en leur honneur.
La surprise se lisait sur les visages des Députés FILIPPETTI et LIEBGOTT en ce début d'après-midi, dans la salle de la Mairie de Gandrange, quand le Préfet de Région a annoncé l'arrivée surprise du Chef de l'Etat, une semaine après son dernier déplacement en Moselle... Gandrange, que n'a-t-on pas entendu dessus ? Et le voilà !
Comme Nicolas SARKOZY s'y était engagé, il est donc revenu aujourd'hui même à Gandrange pour assurer le suivi du dossier de l'aciérie avec des annonces extrêmement importantes complémentaires à celles de sa visite du 8 octobre 2009.
Nous pouvons maintenant dresser un bilan des visites à la Moselle du Président de la République.
- le grand port lorrain s’articulera autour des ports de Thionville-Illange, Metz et Frouard, avec une plateforme multisite multimodale, prévoyant une plateforme ferroviaire pour Thionville-Illange
- le canal Saône-Moselle est retenu parmi les grands projets structurants au profit de la voie d'eau
- l’autoroute A31 sera mise à 2X3 voies, dans un premier temps entre Metz et Nancy
- implantation d'un Régiment franco-allemand à Metz en finalisation avec la Chancelière allemande
- les restructurations de Défense seront compensées en termes d’emplois, notamment par la création à Metz d’un Centre national de la statistique (625 agents de l’Insee et une centaine de statisticiens)
- 30 millions d’Euros seront octroyés au contrat de redynamisation des sites de Défense à Metz
- les terrains et bâtiments libérés par la restructuration militaire seront cédés par l’Etat aux Communes à l'Euro symbolique, l’Etat prenant à sa charge la dépollution
- l’aménagement du site de Belval en lien avec Esch-sur-Alzette est retenu comme une priorité sous la forme d'une Opération d’Intérêt National
- l'Etat soutient le projet Ulcos pour l'usine de Florange de captation du CO2, qui est une assurance d’avenir pour la filière chaude de la sidérurgie lorraine
- 20 millions d’Euros supplémentaires seront alloués à l’Université lorraine (s’ajoutant aux 70 millions déjà octroyés)
- l’usine Smart à Hambach produira la Smart électrique en grande série à partir de 2012
Nicolas SARKOZY annonce la reprise d'activité dans le bassin de vie de Gandrange à la suite de la fermeture de l'usine ArcelorMittal :
- dans le cadre du Grand emprunt, Réseaux ferrés de France (RFF) va investir 350 millions d'Euros dans la rénovation de son réseau ferroviaire et les nouveaux rails en acier seront fabriqués par la société Corus Hayange qui a obtenu ce marché, soit six ans de travail !
- des investissements à hauteur de 20,5 millions d'Euros et la création d'une centaine d'emplois : 16 millions d'Euros consacrés à la fabrication de portes coupe-feu, avec 66 créations d'emplois à Yutz, et la création d'ici 2010 d'un atelier de coupe et de cintrage (33 emplois), et 4,5 millions d'Euros investis sur le train à billettes.
On ne peut que souligner l'importance capitale de cet ensemble de mesures très fortes et positives pour notre Département et notre secteur en particulier : non, Nicolas SARKOZY n'a pas oublié la Moselle !
Cet ensemble cohérent de réponses aux problèmes spécifiques que la Moselle connaît doit mettre un terme aux attaques incessantes de la Gauche contre le Président de la République sur le dossier de Gandrange et l'abandon de la Moselle.
Pour la Moselle, l'Etat est bien au rendez-vous et Nicolas SARKOZY ne nous a pas abandonnés.
Harold LABESSE
Délégué UMP - Majorité Présidentielle de la 9ème Circonscription de la Moselle
Le Parti Communiste et le Parti Socialiste s’agitent beaucoup à Thionville à propos de l’avenir de La Poste, en mélangeant tous les sujets (évolution du statut de l’entreprise, problématique de l'emploi et maintien des implantations géographiques), et en ne tenant aucun compte de l'histoire et de la nature de ce dossier. Quelle est pourtant la réalité ?
C'est l'Acte unique européen adopté en 1986 alors que François MITTERRAND et Laurent FABIUS étaient Président et Premier Ministre, qui a lancé le processus européen de libéralisation des services, dont le service postal. Principe confirmé en 1997 par la directive européenne, appelée « directive postale », approuvée alors par le Gouvernement de Lionel JOSPIN, directive renforcée encore en 2002, et toujours avec l'aval du Gouvernement JOSPIN qui comptait même des Ministres communistes (comme Marie-Georges BUFFET ou Jean-Claude GAYSSOT)...
L'évolution en cours du statut de La Poste a donc toujours été initiée et soutenue par la Gauche, contrairement à leur discours actuel.
Mais de quoi s'agit-il exactement ?
Loin des contre-vérités ou des pétitions de principe affichées, la privatisation n'est pas à l'ordre du jour. Il s'agit simplement de faire évoluer le statut de La Poste conformément au droit européen qui s'impose à la France en société anonyme. Cette évolution du statut est l'occasion pour l'Etat de renforcer la puissance de cette entreprise qui va être soumise à une concurrence accrue dans les années qui viennent avec l'ouverture complète à la concurrence au 1er janvier 2011, en apportant des capitaux nouveaux et 100% publics à hauteur de 2,7 milliards d'Euros.
L’objectif est bien de donner à La Poste tous les moyens et les outils nécessaires à son développement, avec la triple exigence de veiller au maintien de son caractère public auquel nous sommes tous très attachés, de préserver les droits et statuts de ses personnels et de développer ses missions de service public dans le cadre de l’harmonisation européenne. C'est ainsi que La Poste pourra devenir l'un des premiers opérateurs postaux en Europe.
Comme trop souvent, ce qui tient lieu de débat politique en France est franchement consternant : les énièmes péripéties des tricheries socialistes au dernier Congrès de Reims, la phrase que dit n'avoir pas dite le Ministre de l'Intérieur Brice HORTEFEUX, un nouveau procès politico-judiciaire à scandale comme les annales judiciaires en ont trop connu, le bide du site Internet de Ségolène ROYAL, le livre sulfureux d'un ancien Président de la République... Voilà les grands sujets du moment qui font débat et déclenchent les polémiques un peu partout.
Cette futilité scandalise, car elle renvoie les vrais sujets, les sujets graves et prioritaires, au magasin des accessoires, aux débats obscurs des spécialistes. Nous traversons pourtant une crise sans précédent depuis celle de 1929, une crise dont les conséquences se font sentir à tous les niveaux. Ce serait ainsi le moment de réfléchir collectivement à notre modèle social, à nos règles économiques, aux remèdes et modèles nouveaux à mettre en oeuvre pour ne pas revivre de tels problèmes.
Cette futilité du débat politique hexagonal scandalise d'autant plus que le Président de la République Nicolas SARKOZY déploie des efforts colossaux au niveau international pour que l'on tire les bonnes conclusions de cette crise, pour faire adopter des systèmes de régulation, pour moraliser le capitalisme dévoyé par la spéculation financière sans frein. Le paradoxe est que, de la même manière que le débat franco-français fait abstraction de ces questions, les grands pays réunis à Pittsburgh pour le G 20 veulent aujourd'hui faire comme si la crise n'avait pas eu l'ampleur qu'on lui connaît et les conséquences sociales désastreuses que l'on sait.
"Business as usual", semble être le mot d'ordre général et le Chef de l'Etat français va avoir bien du mal à se faire entendre face à une communauté internationale soudée pour ne rien changer alors que les bourses regrimpent et que le spectre de la récession s'éloigne. Dommage, donc, que la France ne se préoccupe pas de ce vrai débat-là autour d'un G 20 qui se transforme en G... vain.
La Municipalité thionvilloise vient de faire sa rentrée des classes en nous présentant le fruit de son grand projet... un nouveau logo pour la Ville de Thionville !
Déjà, il peut paraître surprenant de modifier un logo changé il y a seulement cinq ans, priorité d'autant plus étonnante de la part d'une Municipalité qui dénonçait dans sa propre campagne électorale les dépenses de communication et d'image... Sans entrer dans le débat forcément subjectif sur la qualité esthétique de ce nouveau logo et sur les idées généreuses que symboliserait cette déclinaison statique de quelques polices de caractères, je voudrais souligner un point : quelle sera la facture totale qu'auront à régler les Thionvilloises et les Thionvillois pour ce changement de logo qui pouvait attendre ?
En effet, au-delà de la conception qui se chiffrerait à 8.000 Euros, combien vont nous coûter tous les frais de papiers à en-tête, d'enveloppes et de cartes de visite à réimprimer, la campagne d'affichage, l'ensemble du coût de reproduction du logo sur les tenues de travail des agents, de sérigraphie sur les véhicules municipaux ou d'apposition sur les différents panneaux et bâtiments... ?
On s'interroge sur la crédibilité d'une Municipalité qui clame que les caisses seraient vides, mais qui dépense en toute facilité pour ses priorités. Il nous est précisé également que la société qui a conçu ce nouveau logo est luxembourgeoise, souhaitons que celles qui seront mises à contribution pour les autres opérations feront plutôt marcher l'emploi chez nous en pleine crise économique.
D'ailleurs, dans ce contexte de crise, faire de la création d'un nouveau logo une priorité de rentrée est symptomatique d'une politique municipale qui privilégie la forme au fond, la communication de ses élus (avec par exemple un nouveau magazine municipal du CCAS diffusé partout !) aux réalisations qui profitent à tous. Chacun mesure combien l'argent utilisé à ce type de gadget publicitaire qui flatte hélas encore l'ego de certains politiques, aurait été mieux employé à des fins sociales, associatives, urbaines ou économiques, au plus près des attentes de nos concitoyens.
Nous voici au coeur de l'été, moment propice à un temps de bilan sur des événements qui se succèdent habituellement à un rythme effréné. Petit essai de bilan estival "macroscopique" et "microcospique".
Des indicateurs, des commentateurs prédisent que la sortie de crise s'amorce. Les cours boursiers frétillent et quelques signaux encourageants émanent du tissu industriel (comme chez nous la reprise du P6 à Hayange). Tant mieux bien sûr. Mais l'on ne peut s'empêcher de faire plusieurs remarques. D'abord, on voit tout le-petit-monde de la "phynance" internationale, comme disait Alfred Jarry, qui brûle de reprendre le cours des choses exactement là où il l'avait laissé, c'est-à-dire le retour à l'économie casino des bourses et la financiarisation totale des échanges et des activités, avec la partie la plus visible que l'on connaît hélas : spéculations absurdes, titrisation tous azimuts, et bonus himalayesques pour la caste des boursicoteurs. "Vite, recommençons comme avant !"
Il serait très grave que cette crise mondiale qui a accru chômage et misère pour beaucoup se termine ainsi sans que rien n'ait changé.
La France, par l'action du Président de la République Nicolas SARKOZY, a tenté, au plus fort de la crise, de raisonner la planète, G8 et G20 réunis, grandes institutions internationales, marchés boursiers et banques centrales. Aujourd'hui que les Etats-Unis et les principaux Pays émergents (Chine, Inde) voient le bout du tunnel, tous les grands discours moralisateurs et les fermes intentions de changer les comportements semblent hélas oubliés.
Alors que l'Europe aura, elle, plus de mal à redresser son économie et à redonner rapidement du travail à tous ses actifs, il faut donc soutenir les efforts constants de la France pour redonner des règles au capitalisme, qu'il s'agisse de la question des bonus ou du cadre réglementaire à instaurer dans les pratiques bancaires. Il faut aussi tout mettre en oeuvre pour que les grandes institutions internationales se réforment et fixent des normes internationales au capitalisme qui nous a permis historiquement le développement et l'enrichissement et qui n'est pas, et n'a jamais été, la loi de la jungle. Il est aussi temps que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, ou l'Organisation mondiale du commerce, prennent leurs responsabilités pour moraliser les échanges et les pratiques financières, et sortent de leur silence.
Espérons donc que tout ne reprendra pas comme avant, en oubliant au passage tous ceux qui ont payé de leur emploi ou de leurs économies les erreurs de la caste des casinotiers de la "phynance". Espérons donc que l'économie puisse se redresser, avec des règles fermes et cohérentes, en lien avec ce qui est à la source de la finance : l'économie réelle, la production de biens et de richesses.
En France, le Plan de relance permet aux Collectivités (les commandes publiques sont le premier carburant de l'économie française) d'être subventionnées par l'Etat pour encourager les prestataires locaux et maintenir l'emploi. Sauf à Thionville, où la Municipalité est en panne d'idées, en panne de projets. Rien au programme de la relance !
La Municipalité de Thionville se trouve de fait paralysée par des arbitrages internes entre courants d'une majorité très "plurielle", communiste, verte, gauchiste, socialiste... D'où le blocage de tous les dossiers importants pour Thionville : la Communauté d'Agglomération, pourtant présidée avec efficacité et pragmatisme par le Maire de Yutz, Patrick WEITEN, voit son action perturbée par Thionville qui joue "solo", seule contre douze autres Communes (ainsi de la compétence environnement refusée seulement par Thionville), sans aucune solidarité et partage des ambitions nécessairement communes pour notre Bassin.
La Municipalité thionvilloise préfère passer son temps à régler ses comptes avec ses prédécesseurs, toujours en totale démagogie. Ainsi de la dette de la Ville constante entre 1995 et 2008, que l'équipe MERTZ a voulu augmenter de 20 millions d'Euros d'emprunts d'entrée de jeu l'an passé ! Ou du prix de l'eau, augmenté de 25% sur une année, alors qu'il était prévu de lisser sur plusieurs années naturellement une hausse normale au vu du très faible tarif pratiqué et des besoins d'investissements.
Bref, une gestion brouillonne et peu économe des deniers et de nos impôts, au service d'aucune réalisation nouvelle, d'aucun équipement, d'aucune amélioration spéciale de quoi que ce soit.
En revanche, la vie associative est placée comme sous surveillance, des associations sont créées dans les quartiers avec des subventions énormes, et la communication municipale se muscle, avec une revue municipale doublée maintenant d'une revue du Centre communal d'action sociale distribuée partout, de sites Internet nouveaux, grâce à un Service communication étoffé et à des prestataires patentés. A ce rythme-là, on aura bientôt une télévision thionvilloise via Internet, mais pour brasser du vent !
Alors, formons des voeux pour la rentrée, en espérant que la reprise économique soit réelle et partagée par tous. Soutenons l'engagement de la France dans ce sens, et tentons de ramener à la raison les édiles locaux qui, comme à Thionville, oublient ces réalités et ne jouent pas la solidarité des efforts.
Malgré une participation nationale encore en baisse (-2%) comme dans l'ensemble de l'Union européenne à la suite d'une campagne terne et confuse, la Majorité présidentielle a fait la preuve de sa cohésion et de la solidité de son électorat. Alors que la crise aurait pu cristalliser le mécontentement contre le pouvoir en place, le Président de la République Nicolas SARKOZY sort renforcé d'une délicate élection intermédiaire, signe que la vision de l'Europe portée par nos candidats, inspirée notamment de la Présidence française de l'Union européenne, a convaincu par son réalisme et son ambition. C'est ainsi un encouragement pour nos Députés européens à engager très vite les chantiers prévus et pour le Gouvernement à continuer à réformer notre Pays.
Ce bon résultat est également très stimulant pour nous en Lorraine dans la perspective des Régionales en 2010
En particulier dans notre Circonscription, les résultats sont bons et placent l'UMP largement en tête dans tous les Cantons, en particulier à Thionville, où notre Mouvement est en tête dans 25 des 27 bureaux de vote. Retrouvant presque le niveau du 1er tour des Présidentielles de 2007 (33,34% pour Nicolas SARKOZY), l'UMP alliée au Nouveau Centre, à la Gauche moderne et aux Progressistes, progresse de 11,3% par rapport à 2004.
L'abstention monte encore (+1,27%) et n'est pas satisfaisante dans notre secteur frontalier, mais reste à peu près au niveau de 2004, ce qui permet de vraies comparaisons. Ainsi, le PS dégringole à Thionville et perd 10% par rapport à 2004, signe que le Maire socialiste de Thionville est extrêmement minoritaire dans sa Ville et n'apporte aucune plus-value électorale aux candidats de son Parti. A Thionville, comme dans les Cantons de Cattenom ou Sierck, la poussée nationale des Verts se retrouve (+8,5%) et dessine la dispersion électorale déjà sensible dans les faits de la Municipalité socialo-écolo-communiste en place, dont le total des voix stagne totalement (38,26 en 2004 et 38,33 cette année).
Ces résultats sont évidemment le fruit d'un engagement extraordinaire des militants et des sympathisants, présents tout au long de la campagne : tout le mérite leur revient, tracteurs, colleurs, ou encore Délégués officiels de Liste qui ont veillé au bon déroulement du scrutin dans l'ensemble des bureaux de vote, en particulier à Thionville, assurant partout la présence et la vigilance d'une UMP rassemblée et mobilisée.
Avec notre Députée Anne GROMMERCH, nous avions en effet souhaité mener une campagne intense, à la hauteur des enjeux d'un scrutin essentiel, avec beaucoup d'actions de terrain depuis le mois de mars et une visite de nos candidats Joseph DAUL et Véronique MATHIEU. A faire campagne en parlant de l'Europe, nous nous sommes d'ailleurs aperçus du peu de connaissances réelles sur le sujet et sommes décidés à régulièrement évoquer les dossiers européens dans notre Circonscription.
Ce succès électoral est aussi la traduction dans les urnes du travail de fond entrepris pour redynamiser l'UMP dans notre Circonscription depuis six mois dans un esprit de rassemblement, d'ouverture et de conjugaison patiente et déterminée de tous nos efforts qui est très prometteur pour les prochaines échéances électorales
A entendre les experts ès-sondages, nous atteindrons dimanche des records d'abstention. Pas très étonnant vu le peu d'intérêt suscité chez nos compatriotes pour cette campagne tant par les médias qui ne font pas assez de pédagogie que par les politiques qui projettent dans le débat européen leurs querelles franco-françaises.
A l'UMP, avec nos candidats, nous faisons une campagne de terrain, à la rencontre des gens, sur les dossiers concrets. Sur les marchés, dans nos cantons de Cattenom, de Sierck, de Yutz et de Thionville, nous avons été très mobilisés et la venue de Joseph DAUL et Véronique MATHIEU a été un moment important. On ne réussit rien tout seul et la politique se fait ensemble. Notre défi à tous, c'est bien sûr de faire mentir les sondages, au moins dans la 9ème Circonscription, au moins dans la Moselle, au moins en Lorraine, et pourquoi pas dans les dix-huit Départements de la Circonscription électorale européenne « Est » !
Notre campagne a été consacrée... à l'Europe ! A la différence des autres candidats aux Européennes qui parlent de tout dans cette campagne, de la crise un peu, du Président de la République beaucoup, sauf de l'Europe !
La venue de Joseph DAUL est une reconnaissance pour le dynamisme retrouvé qui porte notre Circonscription. Dès le mois de janvier, prévoyant, j'avais en effet demandé à Joseph DAUL de venir, car, avec dix-huit Départements à couvrir, il est très demandé, de Strasbourg à Dijon, en passant par Reims et Besançon !
Les enjeux de dimanche sont considérables, tant l'Europe est aujourd'hui incontournable et que notre avenir se joue avec les Vingt-Sept, 1ère force économique au monde. Nous voulons une Europe qui a une identité forte avec des frontières, une Europe qui protège et agit en faveur de l'économie face à la crise, avec une gouvernance économique qui ne fasse plus l'impasse sur les vrais sujets avec une relance concertée, bref une Europe qui n'est pas une partie du problème, mais bien une partie de la solution.
C'est une Europe politique, qu'il nous faut, ambitieuse, à l'image de l'exemple donné par la Présidence française de l'UE par Nicolas SARKOZY en 2008.
D'où l'importance, face à tous ces enjeux, d'avoir de bons Députés français à Strasbourg pour nous représenter, car la France a son rôle à tenir parmi les Vingt-Sept ! Et puis, réfléchissons bien : un Député européen vote 70% des lois qui sont appliquées dans notre pays ! Alors, nous avons intérêt à envoyer à Strasbourg les meilleurs, des bosseurs, des connaisseurs, des passionnés !
Qui sont nos candidats ?
Joseph DAUL : Député européen depuis 1999, Président du Parti populaire européen et des Démocrates européens depuis 2007. C'est un magicien : il a trouvé la formule magique pour savoir parler aux Vingt-Sept pays de l'Union européenne, négocier avec les 52 formations politiques nationales et trouver la meilleure entente qui profite à tous. Chacun le sait, c'est aussi un grand spécialiste des questions agricoles, agriculteur lui-même, alsacien.
Véronique MATHIEU est déjà familière pour beaucoup d'entre nous, puisque, Députée européenne chevronnée, élue depuis 1999 comme Joseph, elle connaît très bien les rouages du Parlement, qu'elle nous a d'ailleurs expliqués dans le détail lors de sa venue à Thionville en mars dernier. Au Parti Radical, elle est Présidente de la Commission Europe.
Car l'UMP est un Mouvement politique moderne et ouvert à des sensibilités politiques multiples qui veulent se mettre au service de la France. C'est le cas des socialistes qui se sont réveillés devant le spectacle de leur famille et qui ont rejoint la Majorité présidentielle pour faire avancer la France, avec la Gauche moderne ou les Progressistes.
C'est le cas aussi avec le Nouveau Centre, et Nathalie COLIN-OESTERLE, la Mosellane de la liste, en 6ème position, conseillère municipale d'opposition à Metz, est Présidente du Nouveau Centre en Moselle, incarnation de la grande tradition centriste et européenne.
Plus que deux jours pour faire campagne : continuons notre mobilisation, car nous pouvons, nous devons faire beaucoup mieux qu'en 2004 (un score de 17,6% pour l'UMP). Notre crédibilité en Europe est engagée, et il y va de notre cohérence en France avec l'action du Président SARKOZY.
C'est peu de dire que les prochaines Européennes se déroulent dans un climat de discrétion qui ne favorise ni l'expression civique des Français, ni la bonne compréhension des enjeux d'un tel vote dans le cadre des progrès de la construction européenne. A cela, plusieurs raisons de fond, dont certaines malheureusement très franco-françaises et parfaitement révélatrices des principaux travers de notre société :
- facteur conjoncturel, la crise, à l'évidence, cristallise une angoisse générée par la récession mondiale et ses conséquences sur l'emploi et le pouvoir d'achat, et n'incite pas les Français à s'intéresser à d'autres sujets, qui plus est lorsque ces sujets leur paraissent tellement éloignés des urgences du jour ;
- car les médias n'encouragent pas les futurs électeurs à comprendre ces sujets et à vouloir s'exprimer dessus en allant voter : il y a ainsi très peu de pédagogie sur le scrutin, le rôle des Députés européens ou les défis de la mandature nouvelle. Depuis des années, l'Europe est toujours réduite à la portion congrue, d'où un déficit de connaissances préjudiciable au débat public. Les médias préfèrent en effet la facilité et attiser les querelles politiciennes nationales en perpétuant la caricature d'une Europe compliquée et éloignée ;
- la classe politique, hormis de notables exceptions, ne permet pas non plus cette prise de conscience de l'importance de l'Europe dans notre quotidien : quel Parlementaire français ira expliquer à ses électeurs que le Député européen vote 70% des Lois appliquées dans notre Pays et lui seulement 30% ?... Pour beaucoup d'autres, Bruxelles est le prétexte à faire une apparition tous les cinq ans sur le devant de la scène médiatique (les souverainistes, les alter-mondialistes, les écolos extrémistes...) tout en ne parlant jamais de l'Europe bien sûr. Tout comme ceux qui se trompent volontairement d'élection, et trompent les électeurs en ne proposant rien et en critiquant tout, spécialement le Président de la République et le Gouvernement, utilisant ce scrutin comme un baromètre de leur propre popularité et du rejet du pouvoir en place (c'est ce que font les socialistes et leur nouvel allié François BAYROU) ;
- classes médiatique et politique maintiennent ainsi dans le flou tout débat sérieux sur l'Europe. Depuis le Référendum de 2005, on est retombé dans le syndrome du franco-français, "Bruxelles" servant toujours aux uns à expliquer leur inaction, aux autres à projeter des perspectives irréalistes qu'ils ne maîtrisent pas. Les débats de fond sur les frontières de l'Europe, les coopérations internationales, l'harmonisation économique, la gouvernance politique, sont ignorés. Il a fallu la Présidence française de l'Union européenne fin 2008 et l'énergie de Nicolas SARKOZY pour que l'on reparle enfin de tous ces sujets ;
- dernier élément, la faible attractivité des candidats et les bizarreries du mode de scrutin jouent contre une participation active des électeurs. D'une part, comme l'Europe est si peu présente dans le débat politique national, les états-majors envoient au Parlement européen leurs apparatchiks ou les recalés du suffrage universel, les personnalités à remercier ou des spécialistes très technocratisés. En Allemagne, ce sont les Elus les plus chevronnés qui sont désignés ; en France, cela reste une Chambre secondaire. Et les Elus qui s'investissent et qui y accomplissent un travail remarquable, comme l'Alsacien Joseph DAUL (chef de file de la liste UMP pour l'Est et Président du Parti populaire européen), restent trop méconnus. Bref, cette faible attractivité des candidats ajoutée à des Circonscritpions électorales immenses (dix-huit Départements pour l'Est) ne joue pas en faveur du lien qui devrait se créer avec le citoyen.
Voilà quelques-uns des facteurs qui nous préparent une abstention à nouveau proche des records (57,6% en 2004), alors même que certains signes prouvent malgré tout un début de prise de conscience des mérites de la construction européenne : selon une récente enquête (1), 67% des Français pensent que l'Europe est une chance dans le contexte de la crise et de la mondialisation, contre une moyenne de 56% sur l'ensemble des Vingt-Sept. C'était d'ailleurs l'un des thèmes forts de l'intervention du Premier Ministre, François FILLON, lors de son discours à Ludres le 14 mai 2009 dans le cadre de la campagne électorale.
Le progrès de l'idée européenne dans l'opinion se mesure également à la pertinence du dialogue avec nos concitoyens, qui s'informent dorénavant beaucoup par eux-mêmes en dehors des médias : sur les marchés de Thionville où je suis régulièrement, comme à nos dernières réunions, notamment celle avec la Députée européenne Véronique MATHIEU, le dialogue, les questions, les attentes sont spécialement pertinents. D'ailleurs, les différents sondages parus à ce jour semblent montrer que les Français se détournent des listes purement de circonstance et de critique franco-française et privilégient un vote européen, c'est-à-dire répondant à l'idée qu'ils commencent à se faire de l'Europe.
Il faut enfin reconnaître que c'est notamment la Présidence française de l'Union européenne qui aura permis de faire mûrir les esprits, redonnant sa pleine crédibilité à une Union européenne porteuse d'ambitions et soutenue par une vraie volonté politique. Souhaitons que le plus possible de Français expriment le 7 juin prochain leur vision de l'Europe, comme le feront nos voisins. L'Union a besoin de cette forte légitimité démocratique.
Harold LABESSE
1) Enquête TNS-Opinion pour la Fondation pour l'innovation politique (FIP) auprès de 15.130 personnes dans toute l'Union européenne, fin mars et début avril 2009.
Samedi 16 mai 2009, le Conseil Régional de Lorraine a organisé à Thionville une opération de promotion baptisée « A chacun sa Lorraine ». Autour de chapiteaux thématiques, des animations seront proposées afin de présenter l’action du Conseil Régional.
A moins d’un an des prochaines Elections régionales, cette prétendue action de présentation de l’institution régionale n’est en fait rien d’autre qu’une opération de propagande électorale destinée à faire la promotion, avec des fonds publics, de l’action de la Majorité socialiste au pouvoir depuis 2004. Sans détours, les Elus de la Majorité socialiste financent sous nos yeux leur pré-campagne dans la perspective de l’Election régionale de mars 2010.
Prévue dans une dizaine de Villes de toute la Lorraine, cette démarche d’auto-promotion est d’autant plus indécente qu’elle coûte au contribuable lorrain la bagatelle de 3.800.000 Euros. En pleine crise, n’y a-t-il pas mieux à faire que de dépenser des millions dans la communication ? Ayant déjà augmenté son budget promotionnel de 40 % depuis 2004 (!), le Conseil Régional compte-t-il poursuivre longtemps ce programme de gaspillage d’argent public ?
Si coûteux soit-il, ce spectacle ne dissimulera pas l’essentiel et n’exonérera pas la Majorité socialiste de ses responsabilités. En effet, voici certaines vérités à propos du bilan de Jean-Pierre MASSERET en fonction depuis 2004 :
-le Conseil Régional est chargé de l‘emploi : en Lorraine, le chômage augmente plus vite qu’ailleurs : + 20 % en 2008 (+ 15% en France) et + 48 % pour le chômage des jeunes !
-le Conseil Régional est chargé de la formation professionnelle : en Lorraine, la Région réduit son budget pour la formation des demandeurs d’emplois en 2009...
-le Conseil Régional est chargé des infrastructures : en Lorraine, depuis cinq ans, les infrastructures sont en panne. Hormis l’arrivée du TGV, votée en 1998, qu’a-t-on vu de nouveau ? L’A31 entre Thionville et le Luxembourg est-elle plus sûre ? L’aéroport régional Nancy-Metz fonctionne-t-il (- 15% en 2008) ?
-le Conseil Régional lève des impôts pour son budget : en Lorraine, depuis 2004, ils ont augmenté de 40% !
Il faut donc dire « Stop » à ces actions de campagne électorale indécentes et mensongères !
Harold LABESSE
Texte co-signé avec Anne GROMMERCH, Députée de la 9ème Circonscription de la Moselle
Thionville vient de connaître un moment très marquant, le 26 avril 2009, avec l'inauguration de la Place du Rabbin Henri-Lévy. C'est à un juste et nécessaire rappel de l'Histoire que nous convie cette dénomination qui donnera enfin, et pour toujours, droit de cité à cette figure exceptionnelle dans le paysage de notre Ville.
Cet hommage est celui du souvenir, car c'est la marque d'une société humaine où l'oubli n'a pas sa place, une société où l'on sait honorer ceux qui nous montrent le chemin. Parmi ces figures, le Rabbin Henri LEVY s'imposait et je me souviens personnellement des premiers jalons que j'ai contribué à poser pour parvenir à cette dénomination à laquelle je m'associe pleinement.
Ce Rabbin fut en effet un personnage exceptionnel à plus d'un titre et, évoquer sa vie, c'est revivre à la fois les moments les plus héroïques et les plus douloureux de notre Histoire : la Grande Guerre d'abord, et ses sacrifices immenses pour notre Liberté, dont le bilan humain nous remplit encore d'effroi, avec notamment la terrible campagne des Dardanelles où l'Aumônier militaire Henri LEVY fit preuve d'un immense courage, sauvant plusieurs de ses compagnons blessés dans des actes de bravoure distingués. Puis l'entre-deux-guerres, avec une action saluée par tous dans son ministère au service de la Circonscription rabbinique de Thionville, où il fut considéré pour son érudition, son éloquence, mais aussi son ouverture d'esprit et son sens du dialogue. Un 14-Juillet, l'actuel Rabbin m'a montré un carnet de cet homme de foi où l'on retrouve son écriture, ses mots, ses prières. Tout cela commande le respect et l'admiration, quand on connaît en plus la fin tragique de cette destinée si droite.
Dans cette traversée d'un XXème siècle décidément sans pitié, le Rabbin Henri LEVY, rescapé du premier conflit mondial, plus que tout patriote, Français, animé par l'amour de son Pays, sentit très vite la montée des périls pour la Liberté et la sauvegarde de nos valeurs républicaines. C'est pourquoi, acte exemplaire à nouveau, dès le printemps 1936, alors que la Rhénanie est réoccupée, il fait part au Ministre de la Guerre de sa volonté d'engagement en cas de nouvelles hostilités ! Sa lucidité, sa volonté, n'empêchèrent malheureusement pas le déchaînement de la barbarie nazie et de son idéologie basée sur la séparation, l'élimination, l'extermination. Cette abomination a endeuillé à jamais la Communauté juive tout particulièrement, et a ainsi emporté le Rabbin LEVY en 1942.
Aujourd'hui, le même jour où la République commémore le souvenir de la Déportation, c'est évidemment un symbole très fort d'honorer, à travers un monument installé devant la Synagogue de Thionville détruite en juillet 1940 par les Nazis, la mémoire de tous ceux qui ne revinrent jamais de cet enfer imaginé et créé par des hommes pour anéantir d'autres hommes. Autant d'abjection révulse, nous hante, blessant encore dans leurs chairs certaines familles. Ce monument va dorénavant symboliser pour nous tous cette mémoire envers ces victimes innocentes, et nous rappeler le chemin difficile de la Liberté.
Ce chemin que le Rabbin Henri LEVY, patriote courageux, homme de foi éclairé, hélas rattrapé par la folie nazie, nous rappellera aussi à travers cette Place qui porte maintenant heureusement son nom, dénomination dont on voudrait pouvoir oublier que certains n'en voyaient pas, il y a peu encore, la nécessité...
Je laisserai donc à Elie WIESEL la conclusion en forme d'espérance : que cette Place du Rabbin Henri-Lévy et ce monument ''empêche[nt] le passé de s'éteindre, qu'il[s] fasse[nt] revivre des fragments d'existence[s] et reculer le sable qui recouvre la face des choses''.
En tant que responsable de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) de notre secteur, je suis évidemment amené à réagir aux attaques surprenantes que le Maire de Thionville, Bertrand MERTZ, a répété à plusieurs reprises contre l'UMP lors de la séance du Conseil Municipal de Thionville du vendredi 27 mars 2009, requalifiant l'UMP, je cite, en "Union des menteurs professionnels". Cette attaque, totalement inepte évidemment, est surtout décevante dans la bouche d'un Maire qui se prétend à longueur de discours respectueux du débat public et soucieux de la dignité des controverses politiques. En tout cas, ce n'est pas en injuriant toute une famille politique et en insultant l'ensemble des membres et des électeurs du premier Mouvement politique de France que le Maire de Thionville va donner l'exemple ! Malheureusement, entre ses grandes déclarations sur la démocratie locale et son comportement réel, il y a ainsi une totale hypocrisie, et ce manquement grave au respect minimum dû à ses adversaires politiques de la part de ce dignitaire du Parti Socialiste (PS) n'est pas acceptable.
Que cache en vérité cette attaque lancée à l'occasion de l'examen du budget de la deuxième ville de la Moselle ? C'est l'écran de fumée politicien qui voudrait masquer le vide d'un budget qui n'est pas à la hauteur de la situation. En effet, dans la période de crise économique que nous traversons, le Plan de relance initié au niveau de l'Etat doit être relayé à l'échelle de chaque Collectivité locale en programmant des investissements conséquents pour soutenir l'activité économique (73% de l'investissement public en France est le fait des Collectivités locales) et consolider le maximum d'emplois possible. C'est le choix courageux qu'ont fait pour 2009, par exemple, la Région Poitou-Charentes (+ 20 millions d'Euros d'investissements), la Ville de Lille (+ 115% de dépenses d'équipement) ou, plus près de chez nous, Guénange ou Hettange-Grande, avec de véritables budgets anti-crise. A Guénange, l'enveloppe des investissements s'inscrit ainsi en hausse de 150%.
A Thionville, Bertrand MERTZ a fait le choix stupéfiant de présenter un budget plus qu'ordinaire dans des circonstances totalement exceptionnelles, avec non seulement un glissement des dépenses de fonctionnement (+ 5,7% de dépenses de personnel notamment), mais aussi une pause de l'investissement en pleine crise économique ! Déjà que les investissements thionvillois ont été en chute libre en 2008 (l'investissement par habitant passant de 419 Euros en 2007 à 225 Euros/habitant l'an dernier, alors que la moyenne nationale des villes comparables est de 405 Euros/habitant), ce n'est pas avec un nouveau budget d'investissements en berne que l'on va soutenir efficacement l'activité de nos PME ou développer de nouveaux services à la population.
A Thionville, ce n'est donc pas un budget DE crise, mais un budget EN crise que la Municipalité a présenté. Ainsi, on comprend mieux la polémique politicienne et les jeux de mots douteux du Maire PS contre l'UMP.
Bravant bon nombre de préjugés, le Président de la République, Nicolas SARKOZY, a souhaité engager une réforme en profondeur de l'organisation territoriale de la France. Il a ainsi confié une mission de réflexion à l'ancien Premier Ministre Edouard BALLADUR. Une Commission s'est formée, constituée de personnalités de Droite comme de Gauche, qui a travaillé en profondeur et remis début mars 2009 son Rapport : 132 pages contenant vingt propositions pour bâtir une nouvelle architecture des territoires dans notre Pays.
Ce document est d'une grande richesse, très bien documenté, dressant à la fois un historique éclairant de nos structures politico-administratives et démontrant leur actuelle obsolescence à bien des égards. Le premier travers de ce "mille-feuilles" français n'est-il pas que le citoyen ne s'y retrouve plus du tout entre Communes, Départements, Régions, Sénateurs, Députés, Communautés de Communes, Pays, Syndicats ?... Une démocratie où la règle du jeu n'est plus connue de ses citoyens doit impérativement simplifier ses structures.
En effet, au lieu de simplifier et de rationaliser, c'est tout le contraire qui a été fait. Le Rapport démontre ainsi qu'il y a même des Syndicats intercommunaux qui survivent alors même que les compétences qu'ils exerçaient ont été reprises par d'autres Collectivités... La mutiplication des échelons administratifs aurait pu aboutir à une meilleure administration... On connaît au contraire une dispersion des niveaux de décision et de responsabilité qui freine tout projet, la compétition stérile et les multiples et coûteux doublons.
Vingt propositions sont donc émises par le Rapport, certaines adoptées à l'unanimité de la Commission (seize), d'autres pas. C'est qu'il y a des idées qui décoiffent dans le landernau politique ! Par exemple, proposition n° 10 : "réduire d'un tiers les effectifs des exécutifs locaux"... On connaît des Collectivités où cela va grincer !
Des pistes solides sont avancées pour faire évoluer (sans les faire fusionner) Régions et Départements, pour redimensionner nos Régions au niveau de leurs homologues européennes, pour donner une légitimité démocratique aux Communautés de Communes et d'Agglomération, pour clarifier les compétences de chaque Collectivité, pour encourager la consitution de Communes plus importantes, pour faire émerger des Métropoles visibles à l'échelle européenne...
Tout cela va plutôt dans le bon sens, mais l'on a parfois le sentiment de rester au milieu de la rivière. Par exemple, l'évolution des Régions et des Départements ne satisfera ni les partisans des premières ni les défenseurs des seconds. Quant aux regroupements souhaités, ils devraient se faire sur la base du volontariat... On imagine aussi ce qu'il subsistera de ces vingt propositions après être passées sous les fourches caudines des "grands Elus", Parlementaires notamment, dont le pouvoir loco-régional ranime souvent un esprit féodal.
Au contraire, il est à mes yeux indispensable de réadapter l'organisation territoriale de la France aux enjeux d'un Pays moderne et pleinement démocratique et de la rendre plus efficace. Notre carte des Collectivités ne peut rester figée à ce point et entretenir une confusion et une dillution permanente du pouvoir, car c'est bien là une exigence démocratique vis-à-vis des citoyens qui se sentent souvent si éloignés de leurs représentants.
Le grand risque aujourd'hui est de voir se réveiller comme en 1969, lorsque le Général DE GAULLE ne put réformer en profondeur notre Pays (réforme du Sénat, régionalisation, évolution de Paris, métropoles de convergence...), le "parti des notables", les forces de l'immobilisme, les partisans du conservatisme. Tout cela renforcé par le cumul des mandats et leur non-limitation dans le temps qui enferme dans un néo-féodalisme.
Une solution ? Etre encore plus courageux que la Commission BALLADUR ! S'attaquer aux vraies racines de l'immobilisme du Pays : le cumul des mandats, la multiplication des "fauteuils", l'auto-fabrication du statu quo. Redonner à la France une vraie démocratie vivante et moderne avec un statut de l'Elu qui permette d'exercer son mandat sans avoir à tenter d'en prendre un autre et, ensuite, à ne penser quà les conserver... Redessiner la carte des échelons politico-administratifs, redéfinir le rôle des Préfets, diminuer le nombre de Collectivités, répartir rationnellement les compétences, démocratiser les modes d'élections (Sénat, Communautés de Communes...), redéfinir le fonctionnement des structures parallèles (comme les Conseils économiques et sociaux dans chaque Région !).
Et comment faire passer une telle réforme ? Par le référendum bien sûr ! Pour contourner le "parti des notables" et les forces de l'immobilisme. Puisque cette grande réforme redonnerait au peuple toute sa place, c'est bien sûr à lui de décider des formes et du degré de démocratie qu'il veut adopter. Proposer plus de démocratie et mieux de démocratie, une organisation moderne de l'Etat et de ses déclinaisons locales, voilà un grand débat à engager avec tous les citoyens à l'occasion d'Etats-généraux qui démontreraient la perspicacité et la modernité des administrés face à des représentants habiles à tout bloquer.
Pour en revenir à l'actualité plus immédiate commentée par le petit bout de la lorgnette par les médias ("untel a dit que", "la Gauche est contre", alors que tout est beaucoup plus compliqué dans chaque "camp"), c'est là un dossier majeur qu'une fois de plus le Président SARKOZY a le courage d'ouvrir : saluons son audace. Les réactions agacées des "milieux autorisés" devraient être un signe d'encouragement pour lui et de confirmation qu'il va bien évidemment dans le bon sens. Pourra-t-il cependant avancer jusqu'où il le souhaite et jusqu'où il serait souhaitable pour moderniser et démocratiser notre Pays ? C'est la grande inconnue. Edouard BALLADUR titre son introduction au Rapport : "Il est temps de décider". Chiche ?
La récente vente aux enchères des magnifiques collections rassemblées par Yves SAINT LAURENT et Pierre BERGE a été à l'origine d'un engouement mondial. On nous dit même que, depuis que le système des ventes aux enchères a été créé en 146 avant J.C. par le Consul Lucius Mummius (pour la dispersion d'objets des Cités grecques), c'est la vente d'une collection privée qui a suscité les plus importantes enchères (373,5 millions d'Euros) de l'histoire. Et la crise dans tout ça ? On se rappelle en effet qu'en 1929, la crise avait entraîné une très forte chute du marché de l'art, et que les enchères s'étaient effondrées durablement, plus personne n'ayant confiance et, surtout, l'argent faisant défaut. Alors peut-être tient-on là un indice - paradoxal bien sûr - que la crise actuelle n'est pas aussi lourde que celle de 1929, que la confiance perdure ou commence à se réveiller, que de l'argent frais existe bien encore et que tous ces grands investisseurs n'attendent qu'un signe pour relancer la machine. Et que la Vieille Europe attire encore. Voilà certes une conclusion atypique pour un événement tellement scruté et réservé aux "happy few", mais souhaitons que cette vente aux enchères historique soit effectivement le prélude à ce retour de la confiance dans les esprits sur laquelle repose notre système économique et de l'envie d'investir !
On apprend que la promesse de vente du V120 est signée par le CHR Metz-Thionville à un promoteur immobilier. Voilà pourtant un site qui aurait pu trouver une toute autre finalité dans le sens de l'intérêt général et contribuer à renforcer les équipements sociaux dont Thionville a besoin, comme évoqué avec des regrets justifiés dans la presse par Robert MALGRAS qui connaît très bien le sujet.
Alors que notre secteur manque cruellement de places d'accueil pour nos Anciens, comment ne pas imaginer en effet les bâtiments du V120 reconvertis en maison de retraite ? Je m'étais moi-même beaucoup intéressé à ce dossier lors de la campagne des Elections cantonales de 2008, le Conseil Général ayant un rôle majeur pour la modernisation et la création de nouvelles maisons de retraite dans notre Département où des progrès sont à faire de toute urgence. On n'entend plus rien à ce sujet depuis lors.
A Thionville, nous avons Sainte-Madeleine, Les Epis d’Or, Saint-Pierre. Soit un total de 259 places, ce qui ne suffit évidemment pas, à l’échelle de l’agglomération non plus, pour faire face aux demandes compte tenu des évolutions démographiques. Il faut également rappeler l'attente de création de structures spécialisées pour les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer par exemple. J'avais ainsi lancé lors de ma campagne la réflexion pour un centre d’accueil de jour.
Il est regrettable que ces projets essentiels ne soient plus d'actualité, alors qu'ils doivent soulager des personnes et des familles et sont fortement créateurs d'emplois. En réponse, la Municipalité de Gauche de Thionville reprend l'air du "on aurait bien voulu, mais on n'a point pu", sous-entendu que c'est le CHR qui décide, que tout leur échappe, etc. Les "yaka" et les "nous, on décidera que" des campagnes électorales sont malheureusement oubliés sur un tel dossier, alors que la Vice-Présidence du CHR est thionvilloise et que de mutliples solutions alternatives s'offraient...
On constate ainsi avec regret que la Municipalité thionvilloise a capitulé et laissé passer une chance de doter la Ville d'un équipement social.
Moins d’une semaine après sa confirmation en tant que Secrétaire Général de l’UMP, Xavier BERTRAND avait réservé sa première visite de terrain à la Moselle : priorité aux « terres de mission » ! Objectif : préparer dès aujourd’hui la reconquête électorale, après la perte de Metz, Thionville, Forbach, et un Conseil Général dont la Majorité s’effrite…
Xavier BERTRAND fait de la politique et pense stratégie électorale. Quoi de plus normal pour le chef du principal parti politique de notre Pays ?
Fort de sa méthode éprouvée sur les réalités du terrain, il a donc souhaité prioritairement rencontrer les jeunes appelés à prendre la relève et à mener ces futures batailles électorales. Nous étions quatre, de Creutzwald, de l’Orne, du Bitcherland et de Thionville, ceux qu’il a cités plus tard dans la soirée pour les encourager devant les cinq cents sympathisants venus de toute la Moselle.
Xavier BERTRAND nous avait auparavant bien fait mesurer la difficulté de la situation actuelle : continuer à réformer quand même ? Mais comment expliquer la complexité des mesures ? Comment tordre le cou par exemple à cette rengaine de l’ultra-gauche et même des socialistes, que le Gouvernement a « donné » des milliards aux banques, que notre famille politique ferait des cadeaux à ceux-là mêmes qui sont à l’origine de la crise, alors qu’on ne trouve pas quelques millions pour telle ou telle réalisation ?!...
Le Président de la République agit beaucoup, il a même eu un rôle déterminant dans le sauvetage des institutions financières mondiales à l’automne 2008, sans quoi tout le système bancaire s’écroulait. Mais qui le sait ? Qui prend le temps de communiquer, d’expliquer ? C’est là le rôle du Mouvement Populaire, notre rôle à nous tous qui le représentons. La crise fait peur, la crise génère des conséquences sociales très dures, et il faut mettre en place tous les dispositifs pour aider nos concitoyens à passer le cap et sauver tous les emplois que l’on pourra. Mais la crise doit être aussi l’occasion de redonner enfin du sens à l’économie, de remettre l’éthique au centre du capitalisme.
Xavier BERTRAND nous a dit s’être engagé à la tête de l’UMP justement pour mener ce combat politique-là, pour qu’enfin il y ait quelqu’un à côté de Nicolas SARKOZY pour expliquer aux Français les réformes et les mesures engagées. C’est courageux de sa part, car bien plus difficile et exposé qu’un Ministère…
Son rôle est également de remettre en ordre de bataille l’UMP pour les prochaines échéances électorales, les Régionales de 2010 étant une étape importante pour renouveler nos élus et positionner les futurs candidats d’une formation politique aussi importante que la nôtre. Il s’est ainsi engagé à continuer à donner la parole aux adhérents, car c’est une exigence démocratique dans une formation politique moderne et ouverte comme la nôtre. Il nous a chaudement encouragés dans toutes nos actions au service de nos différents secteurs, attentif qu’il est évidemment à ce que la reconquête électorale soit menée par les générations montantes.
Cette vision stratégique et politique forte développée par Xavier BERTRAND, ses encouragements personnels pour les campagnes électorales qui nous attendent, à commencer par les Régionales de 2010, nous ont ainsi confortés dans nos actions locales et je rentre de cette rencontre encore plus déterminé à porter les idées de notre famille politique au service de nos concitoyens dans l’urgence de la crise actuelle.
S'agissant de la création repoussée de nouvelles lignes de bus entre la France et le Luxembourg à destination des travailleurs frontaliers qui constituent un actif sur quatre dans notre bassin d'emploi, la situation tient d'un paradoxe désolant qui éclaire nos faiblesses franco-françaises. En effet, d'une part, on comprend tout à fait la volonté des différents élus français qui ont en charge la problématique du transport de préserver et développer l'emploi côté français et leur volonté de partager le "gâteau" des liaisons frontalières. Mais, d'autre part, on ne peut que saluer les efforts des Luxembourgeois, s'inspirant du succès de VilaVil imaginé dès 2007, pour offrir des solutions rapides et concrètes aux attentes si fortes des usagers en mettant en place des solutions nouvelles privilégiant les modes collectifs. Leur pragmatisme et leur efficacité à mettre en oeuvre ces nouvelles lignes tant attendues agissent comme le révélateur cruel de l'absence d'anticipation des élus de notre secteur et des blocages structurels du modèle français. Les frontaliers sont victimes d'une action publique qui ne sait pas suffisamment anticiper, prévoir, proposer, agir. Bref, les élus français ont un bus de retard !
Cette année tout particulièrement, nous souhaitons que nos voeux puissent ne pas rester vains et que le mieux que chacun espère, pour soi, les siens, son entreprise, sa ville, son pays, le monde, ne soit pas le prélude d'un pire que beaucoup redoutent. Le pessimisme ambiant est pourtant l'ennemi de l'action, de l'espoir, de la confiance. Oui, cette crise multiforme, d'abord financière et économique, a déjà et aura encore plus des conséquences sociales et morales pour notre société et son organisation. A nous de tirer les bonnes conclusions et d'adopter les bonnes résolutions. En ce sens, la France a pris des initiatives internationales essentielles pour encourager la réforme d'un système économique capitaliste, hérité d'une longue histoire, qui a été trahi par une économie casino coupée des réalités. A nous de veiller à ce que notre contrat social se renforce autour d'une solidarité centrée sur un modèle économique rationnel basé sur les valeurs du travail, de l'effort, du mérite. Ne laissons pas la crise économique dériver en crise de confiance, repli sur soi, fermeture aux autres. Alain PEYREFITTE avait montré que ce qui est déterminant dans le développement d'une nation, c'est ce qu'il appelle le « tiers facteur immatériel », les mentalités. Tout repose sur la création d'une société de confiance, et surtout sur la confiance que chaque individu peut avoir en l'État et en chacun. Contemplant le développement exceptionnel de l'Europe occidentale tous ces derniers siècles, il a démontré combien cet « éthos de confiance » permet l'innovation, l'initiative, la responsabilité, les échanges, l'enrichissement.
Alors, formons le voeu pour 2009 que notre pays, que nos concitoyens, arrivent à préserver cette confiance. Bonne année à vous tous et à ceux qui vous sont chers ! Et merci encore de tous vos messages et de vos nombreuses visites sur ce site où je continuerai à aborder avec vous l'actualité, et celle de notre région, de Thionville et de sa Circonscription tout particulièrement.
La dernière séance du Conseil Municipal de Thionville, samedi 13 décembre 2008, suscitait une certaine curiosité : la presse avait annoncé la présentation – enfin ! – du Projet de ville de la nouvelle Municipalité.
Je vous livre ici quelques impressions et remarques personnelles sur une séance qui confirme la tendance amorcée depuis mars dernier.
Sur la forme, réunion après réunion, le Conseil Municipal de Thionville s’est transformé en tribune politique. Samedi dernier, on a ainsi plus entendu parler de politique nationale et internationale que des dossiers thionvillois. Quatre heures de récitations idéologiques et de motions de la part des élus communistes, socialistes et verts, se livrant en plus à une surenchère entre eux, contre, bien sûr, la droite, Sarkozy, le capitalisme, le Gouvernement... Le Conseil Municipal de Thionville est loin, très loin des enjeux locaux du quotidien qu’il est dangereux et contre-productif de politiser de la sorte.
Pour le fond, c’était Noël avant Noël ! Toutefois, à y regarder de plus près, on ne trouvait dans les rapports de ce Conseil que du papier cadeau, et presque rien sur ce qu’il y avait dedans. Rien d’élaboré, rien de précis, en neuf mois de responsabilités. Un catalogue fourre-tout baptisé pompeusement Projet de ville, et où manquent plein de domaines d’actions. A y regarder de plus près encore, ce n’est qu’une simple photocopie du programme électoral resservi aux Thionvillois avec le ruban du Père Noël ! Thionville prend du retard.
Quatre dossiers retiennent tout particulièrement l’attention :
- L’extension des compétences de la Communauté d’Agglomération « Portes de France – Thionville » aux sports de haut niveau est une bonne chose. On mesure là la qualité de l’action menée par son Président, Patrick WEITEN. En revanche, on a très bien senti dans les propos et les jugements de la Municipalité de Thionville une défiance, comme un retrait, un manque d’enthousiasme, envers la dynamique de l’intercommunalité. Thionville s’isole et c’est préoccupant. A suivre donc.
- Un exemple de cet isolement a été donné par le projet de Médiathèque : pourquoi ne pas avoir envisagé cet équipement tout à fait nécessaire en lien avec la Communauté d’Agglomération ? Est-il normal que ce soit uniquement les Thionvillois qui paient pour une structure qui rayonnera à l’échelle de toute l’agglomération ? Thionville ne joue plus le jeu de la solidarité communautaire. Quant au projet lui-même, pourquoi prévoir une construction coûteuse, sur un site aussi utile que le parking du Bastion pour le stationnement en Centre Ville ?
Il y a pourtant des locaux déjà existants en Ville. Que vont devenir, par exemple, les bâtiments de l’ancienne Banque de France ? Ne pourrait-on y étudier l’installation de cette Médiathèque ? Le lieu est magnifique, idéalement situé, avec même un jardin qui permettrait de lire dehors à la belle saison, et il n’y aurait surtout rien à construire.
- A été également annoncée la construction d’un nouveau lieu culturel à Thionville. On pouvait pourtant penser qu’avec le projet de nouvelle Médiathèque, cela suffisait bien pour le budget investissement de la culture dans une Ville comme la nôtre, afin de pouvoir investir dans d’autres domaines et éviter d’augmenter dans les années qui viennent la pression fiscale sur les Thionvillois. De plus, la priorité devrait plutôt aller à l’entretien et la remise au goût du jour des équipements existants, comme le Théâtre Municipal qui en a tant besoin.
Au contraire, la Municipalité prévoit la construction d’une salle à la vocation très confuse (musiques et arts actuels ?) en concurrence avec un même projet revendiqué par la Communauté d’Agglomération du Val-de-Fensch. Dommage qu’un dialogue n’ait pu avoir lieu. Comment peut-on imaginer créer deux lieux identiques à 10 km l’un de l’autre ! Pourquoi ne pas réunir les deux projets, si c’est bien une nécessité de créer un tel équipement ? D’autant que les subventions promises ne sont pas extensibles : elles iront à l’un ou l’autre projet.
- Autre mauvaise nouvelle : on a appris que la Municipalité rencontrait de gros problèmes avec l’AREP, le cabinet chargé du projet prioritaire de réaménagement du site de la Gare, complémentaire avec la reconquête de l’Ile. C’est toujours dommage quand le dialogue n’est pas fructueux et on ne peut que regretter que la Municipalité n’ait pas pu trouver une entente, tout projet étant amendable.
Dénoncer le contrat avec l’AREP et relancer une procédure est surtout très préjudiciable pour Thionville. D’une part, c’est une perte de temps énorme sur un dossier urgent : tout le monde connaît la situation d’engorgement de ce secteur. D’autre part, se priver des services de l’AREP, c’est se passer d’une référence mondiale : l’AREP, créée par Jean-Marie DUTHILLEUL, est un bureau d'études, filiale de la SNCF, qui propose des solutions architecturales pour la conception d'espaces autour de la gestion des lieux de transit. Les réalisation de l’AREP sont toujours très remarquées : en France (réaménagement de la gare de Strasbourg ou de la gare du Nord à Paris) comme dans le monde entier (nouveau musée de Pékin, gare de Shangaï Sud, Tour des Sports à Doha, etc.).
On comprend donc mal comment on peut se passer d’une telle excellence. On devrait plutôt se réjouir que l’AREP accepte de s’occuper de notre Gare de Thionville ! On se souvient enfin qu’une large concertation avait présidé en son temps à la sélection de l’AREP, puisque l’opposition que constituait alors la nouvelle Municipalité avait bien sûr sa place dans la Commission qui a statué sur le choix. On ne peut qu’être étonné de voir aujourd’hui remis en cause ce choix collégial.
En revanche, nulle trace dans le Projet de ville présenté par la Municipalité d’idées novatrices en matière sociale. C’est inquiétant pour les Thionvillois qui ne vivent pas tous, loin de là, de culture et de grands aménagements. Une salle des musiques et arts actuels paraît ainsi bien moins prioritaire dans le contexte de crise économique que nous traversons et qui fragilise beaucoup de nos concitoyens, qu’une Epicerie sociale par exemple. Ou qu’une vraie Maison des Associations avec photocopieuses, ordinateurs et lieux de stockage, pour donner enfin les moyens à tous les bénévoles du monde associatif d’assumer leurs missions. Ou qu’un lieu d’accueil de jour pour les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.
On ressort de cette séance du Conseil Municipal avec beaucoup d’inquiétudes sur la politisation à outrance de notre Assemblée communale et sur des dossiers qui prennent du retard (place de Thionville dans la Communauté d’Agglomération, projet Gare), tandis que sont privilégiés des projets coûteux (Médiathèque, Salle des musiques et arts actuels) au détriment d’actions sociales pourtant prioritaires pour la population.
Il y a un phare installé pour Noël en haut de Guentrange. La Municipalité thionvilloise a toutefois oublié la corne de brume dont elle aurait bien besoin dans le brouillard où elle s’égare.
Réuni ce jour, le Comité UMP de la 9ème Circonscription de la Moselle se réjouit de l’annonce de la décision de Madame Anne GROMMERCH d’assumer les fonctions de Députée de la Nation.
Avec dignité, elle prouve ainsi son sens de l’engagement et des responsabilités qu’elle avait acceptées en devenant Suppléante.
Nous sommes fiers de notre nouvelle Députée, élue locale de Roussy-le-Village travaillant au Luxembourg, qui connaît ainsi déjà bien notre Circonscription et ses enjeux. Nous sommes très confiants dans les perspectives qu’elle a tracées pour son action résolue au service de toute la population de nos territoires et son adhésion aux réformes menées par le Président Nicolas SARKOZY.
L’UMP, dont elle est membre du Groupe à l’Assemblée Nationale, se rassemble pour lui apporter son soutien total et tous ses encouragements dans son nouveau rôle.
Harold LABESSE
Délégué UMP de la 9ème Circonscription de la Moselle
L’Union pour un Mouvement Populaire a procédé hier soir, 26 novembre, au renouvellement de ses instances au sein de la 9ème Circonscription de la Moselle. Premier enseignement, il convient de souligner que la participation des adhérents a été très forte (238 votants sur 302 inscrits, soit 79 %), signe d’une forte mobilisation et de la vigueur de la démocratie à l’intérieur de notre Mouvement.
Pour ma part, je remercie les militants qui m’ont placé nettement en tête et confié la responsabilité de notre Circonscription pour l’UMP et mandaté pour les représenter au sein du Conseil National de notre Mouvement. C’est une responsabilité que je vais mener avec détermination et passion, aidé par un Comité volontaire et dévoué, et de Délégués cantonaux qui vont contribuer à renforcer notre maillage territorial.
Cette victoire est aujourd’hui celle de tous, car c’est celle du renouveau et d’une dynamique retrouvée. Ensemble, avec tous les adhérents et sympathisants de l’UMP, nous allons engager les projets annoncés : structurer notre action, organiser notre réflexion, faire revivre la chaleur militante, pour affirmer la présence de l’UMP.
Harold LABESSE
Délégué UMP de la 9ème Circonscription de la Moselle